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samedi 14 octobre 2017

La diabolisation des Catalans s’avère inutile et injuste


Le référendum catalan du 1er octobre et la déclaration d’indépendance, le 10, immédiatement suspendue par le chef du gouvernement de la communauté autonome, Carles Puigdemont, ont suscité une forte médiatisation en France. Si quelques voix mesurées et nuancées ont pu se faire entendre, l’énorme majorité des prises de position développe un argumentaire dont nombre d’éléments tiennent peu compte de la réalité.
Le référendum n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel sans nuages. Cette crise était prévisible. Elle s’appuie sur la convergence entre un sentiment profond de la société catalane et un ensemble de faits récents.
La Catalogne se considère très largement comme une nation. Mais ce n’est pas un nationalisme borné et chauvin. Les Catalans sont des gens ouverts sur le monde, très favorables à l’Union européenne (UE) ; ils ne défendent en aucun cas un nationalisme de puissance, mais plutôt un nationalisme d’existence.
La force de ce phénomène a été décuplée par une séquence politique qui, depuis 2010, a vu le gouvernement espagnol enchaîner une invraisemblable succession d’humiliations et de manifestations d’autoritarisme.

Modération, esprit de nuance

Le nouveau statut d’autonomie de 2006, négocié avec l’Etat central, voté par les Parlements et ratifié par référendum, a été annulé en 2010. Les décisions qui ont suivi ont été invariablement hostiles à la Catalogne.
L’intransigeance, le caractère jusqu’au-boutiste des dirigeants catalans est le résultat direct de cette incroyable séquence. Appliquer l’article 155 de la constitution espagnole, c’est-à-dire suspendre de fait l’autonomie catalane, comme l’a proposé le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy au sortir du conseil des ministres extraordinaire du 11 octobre, ne serait qu’une étape de plus dans ce processus.
Non, les indépendantistes catalans ne sont pas des extrémistes. Le mouvement indépendantiste catalan occupe un spectre très large du champ politique. Convergència democratica de Catalunya (CDC), qui dispose du plus grand nombre de députés est un parti démocrate-chrétien. Il s’est allié pour le scrutin de 2015 avec un vieux parti républicain de centre gauche, l’Esquerra republicana catalana (ERC). Les deux se sont associés, pour avoir une majorité indépendantiste au Parlement catalan, avec un parti d’extrême gauche, la Candidature d’unité populaire (CUP). Mais la CUP ne représente que 8 % des voix de 2015 contre 40 % pour l’alliance CDC-ERC.
Faut-il insister sur le fait que des personnes universellement appréciées pour leur modération, leur esprit de nuance, leur engagement pour la paix comme le musicien et chef d’orchestre Jordi Savall, le coureur Kilian Jornet ou l’entraîneur de football Pep Guardiola, sont indépendantistes et le font savoir ?
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The demonization of the Catalans is useless and unjust
Jueves, 12 / Oct / 2017 Nicolas Marty The World
 
The Catalan referendum of 1 October and the declaration of independence on 10, immediately suspended by the head of the government of the Autonomous Community, Carles Puigdemont, attracted strong media coverage in France.
While a few moderate and nuanced voices have been heard, the overwhelming majority of pronouncements develops an argument, many of which take little account of reality.
The referendum is not a thunderclap in a cloudless sky. This crisis was predictable.
It is based on the convergence between a deep sense of Catalan society and a set of recent events.
Catalonia considers itself very largely as a nation. But it is not a narrow and chauvinistic nationalism. Catalans are people open to the world, very supportive of the European Union (EU);
they in no way defend a nationalism of power, but rather a nationalism of existence.
The strength of this phenomenon has been multiplied tenfold by a political sequence which, since 2010, saw the Spanish government chain an incredible succession of humiliations and manifestations of authoritarianism.


Moderation, spirit of nuance
The new autonomous status of 2006, negotiated with the central state, voted by the Parliaments and ratified by referendum, was canceled in 2010. The decisions that followed were invariably hostile to Catalonia.
The intransigence, the uproarious character of the Catalan rulers is the direct result of this incredible sequence. Applying Article 155 of the Spanish Constitution, that is to say suspending Catalan autonomy as proposed by the head of the Spanish government Mariano Rajoy on leaving the extraordinary Council of Ministers on 11 October,
one more step in this process.
No, the Catalan independantists are not extremists. The Catalan independence movement occupies a very wide spectrum of the political field. Convergència democratica de Catalunya (CDC), which has the largest number of deputies, is a Christian Democratic Party. He allied himself for the 2015 poll with an old center-left Republican party, the Esquerra republicana catalana (ERC). Together with the extreme left-wing party, the Popular Democratic Party (CUP), the two joined forces to form a majority in the Catalan Parliament.
But the CUP represents only 8% of the votes of 2015 against 40% for the alliance CDC-ERC.
Should we emphasize that people who are universally appreciated for their moderation, nuance, commitment to peace such as musician and conductor Jordi Savall, runner Kilian Jornet or football coach Pep Guardiola, are independentists and let it be known?

Do not deny the realities

Ne pas nier les réalités

Considéré comme illégal dès le départ par l’Espagne, le vote du 1er  octobre s’est déroulé dans des conditions très difficiles. Il aboutit à une participation de 42 %. Mais en cas de vote négocié avec Madrid, la supposée « majorité silencieuse » s’exprimerait-elle ? Rien n’est moins sûr.
Les élections, dans le pays, réunissent en général entre 50 % et 70 % de participation. Il est donc parfaitement faux de tabler sur un taux de 100 %. La majorité silencieuse n’est en réalité que pour partie unioniste, elle est surtout abstentionniste.En somme, il est possible d’être hostile à l’indépendance de la Catalogne, pour de nombreuses raisons. Il est possible d’être pris de vertige en voyant un vieil Etat vaciller.
Mais une chose est sûre, nier les réalités ne pourra jamais aider à trouver les bonnes solutions.Celles-ci passent par une négociation sur la place que peut tenir la Catalogne considérée comme une entité crédible, au sein d’un ensemble ibérique complètement repensé dans le cadre de l’UE.
Par Nicolas Marty, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Perpignan Via Domitia.
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Do not deny the realitiesConsidered illegal from the outset by Spain, the vote of 1 October took place under very difficult conditions. It resulted in a 42% stake. But in the event of a vote negotiated with Madrid, would the supposed "silent majority" express itself? Nothing is less sure.The elections in the country generally have between 50% and 70% participation. It is therefore perfectly false to rely on a rate of 100%. The silent majority is in reality only partly Unionist, it is above all abstentionist. In short, it is possible to be hostile to the independence of Catalonia, for many reasons. It is possible to be dizzy when seeing an old state wavering.But one thing is certain: denying the realities will never help to find the right solutions. These will go through a negotiation on the place that Catalonia can consider as a credible entity, within a completely reworked Iberian the EU framework.By Nicolas Marty, professor of contemporary history at the University of Perpignan Via Domitia

stigmatization

Stigmatisation

L’égoïsme apparaît par ailleurs comme une notion parfaitement réversible. Qui est égoïste ? Ceux qui veulent partir, ou ceux qui s’opposent à ce départ pour des raisons budgétaires ? Est-il égoïste de prendre le risque, totalement assumé, de voir partir un certain nombre de grandes entreprises dont les sièges sociaux étaient jusqu’à présent situés en Catalogne ?
Enfin, il faut dire ici que le territoire qui souhaite sortir d’un Etat constitué est toujours stigmatisé : soit par ce qu’il est trop riche, soit par ce qu’il est trop pauvre. On le voit, l’égoïsme, si souvent mobilisé, ne mène pas très loin pour comprendre ce qui se passe.
Non, le thème d’une la majorité silencieuse, hostile à l’indépendance, n’est pas tenable. C’est le dernier élément mobilisé pour démonétiser à peu de frais les indépendantistes catalans. Mais qui est responsable du silence de cette supposée majorité, sinon ceux qui ne veulent absolument pas la voir voter, c’est-à-dire l’Etat espagnol ?
Faire le compte de ceux qui veulent rester en Espagne et de ceux qui veulent en partir, n’est-ce pas exactement ce que demande Barcelone depuis 2010 ? Le gouvernement de M. Puigdemont, doit-on le rappeler, a été élu aux élections de 2015 avec une très forte participation (75 %).
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stigmatizationSelfishness also appears as a perfectly reversible notion. Who is selfish? Those who want to leave, or those who oppose this departure for budgetary reasons? Is it selfish to take the risk, totally assumed, of seeing a number of large companies whose head offices were located in Catalonia so far?Finally, it must be said here that the territory which wishes to leave a constituted State is always stigmatized: either because it is too rich or because it is too poor. We see, selfishness, so often mobilized, does not lead very far to understand what is going on.No, the theme of a silent majority, hostile to independence, is not tenable. It is the last element mobilized to demonetize at low cost the Catalan independantists. But who is responsible for the silence of this supposed majority, if not those who absolutely do not want to see it vote, that is to say the Spanish State?Do you want to take account of those who want to stay in Spain and those who want to leave, is not exactly what Barcelona has been asking for since 2010? The government of Mr Puigdemont, it must be remembered, was elected in the elections of 2015 with a very high participation (75%).

Negotiating a "fiscal pact"

Négocier un « pacte fiscal »

Non, les indépendantistes catalans ne sont pas extrémistes. En suspendant immédiatement l’indépendance après l’avoir proclamée, suivant ainsi l’exemple slovène de 1991, M. Puigdemont et le gouvernement catalan ont montré qu’ils n’étaient pas otages de la CUP, qui elle, voulait une application immédiate sans négociation.
Non, l’explication par l’égoïsme n’est pas sérieuse. La Catalogne est contributeur net de l’Espagne à hauteur de 16 milliards d’euros par an. Pourtant, il est extrêmement rare d’y entendre des discours hostiles aux régions moins développées de la péninsule ibérique. L’essentiel du mécontentement se focalise surtout sur un lourd déficit d’investissements de l’Etat espagnol en Catalogne.
Après 2010, les autorités catalanes ont cherché à négocier un « Pacte fiscal », signifiant être responsable de sa fiscalité. A charge pour elle de négocier avec Madrid le montant qu’elle souhaite transférer à l’Etat. Cette demande a été refusée.
Doit-on insister sur le fait que personne n’a encore, à ce jour, entendu une explication rationnelle expliquant pourquoi la Catalogne n’a pas le droit de bénéficier d’un tel dispositif, alors qu’il a été accordé aux Basques et aux Navarrais ?
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Negotiating a "fiscal pact"No, the Catalan independantists are not extremists. By immediately suspending independence after proclaiming it, following the example of Slovenia in 1991, Mr Puigdemont and the Catalan government showed that they were not hostages of the CUP, which wanted immediate negotiation.No, the explanation by egoism is not serious. Catalonia is a net contributor to Spain of € 16 billion per year. Yet it is extremely rare to hear speeches hostile to the less developed regions of the Iberian Peninsula. Most of the discontent is concentrated mainly on a large deficit of investments of the Spanish State in Catalonia.After 2010, the Catalan authorities sought to negotiate a "fiscal pact", meaning to be responsible for its taxation. It is her responsibility to negotiate with Madrid the amount she wishes to transfer to the State. This request was refused.Should one insist that no one has yet heard a rational explanation explaining why Catalonia does not have the right to benefit from such a system when it has been granted to the Basques and to the Navarrese?
 

comprendre l’Europe ?????????????

comprendre l’Europe ?????????????
est ce qu'elle a été créée pour museler et asservir les peuples
- certains auraient ils la nostalgie du colonialisme ---------- car
- le royaume uni étant sorti de l’Europe - l'écosse aurait eu le droit à son indépendance si le oui avait été majoritaire dans son référendum
- une province comme le Kosovo a pu sortir de la Serbie grâce à l’Europe, sans parler des autres peuples devenus autonomes ou indépendants après la dernière guerre mondiale
- mais la catalogne ne peux sortir de l’Espagne et de l’Europe ????
je crois que la peur du démantèlement de l’Europe serait rapide si elle l'obtenait - d'ou le non massif des technocrates Européens voleurs et inutiles pour la paix

understand Europe ?????????????

is what it was created to muzzle and enslave people
- some would have the nostalgia of colonialism ---------- because
- the United Kingdom having left Europe - Scotland would have had the right to its independence if the yes had been majority in its referendum
- a province like Kosovo was able to leave Serbia thanks to Europe, not to mention the other peoples who became autonomous or independent after the Second World War
- but catalonia can not get out of Spain and Europe ????
I believe that the fear of the dismantling of Europe would be rapid if it obtained it - or the non-massive European technocrats thieves and useless for peace

jeudi 5 octobre 2017

voila le travail de la police espagnol

SPANISH REPRESSION AGAINST THE CATALAN PEOPLE
 

SPANISH REPRESSION AGAINST THE CATALAN PEOPLE



 

catalonia-occitania.blogspot.com


LA POLICE DU ROI DESPAGNE EST L'EGALE DE LA POLICE DE FRANCO QUI ETAIT L' EGALE DE LA GESTAPO



LA POLICE DU ROI DESPAGNE EST L'EGALE  DE  LA POLICE DE FRANCO QUI ETAIT L' EGALE DE LA  GESTAPO
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Si Mariano Rajoy se montre confiant, en affirmant que pour les dirigeants catalans « il est encore temps » de faire machine arrière pour éviter le déclenchement d’une réponse musclée, l’aile dure de son parti et son électorat l’implorent de réagir.
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La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (ONU) ne saurait être plus claire: aucune personne ne peut en être inquiétée pour ses opinions (article 19).
Mais que reproche au final Madrid aux Catalans mise a part le fait de vouloir être un peuple à part entière désireux de choisir librement et pacifiquement son avenir?

DROITà l'autodétermination

Vers une déclaration d’indépendance
Le gouvernement autonome catalan s’accroche au “droit à l’autodétermination”. Selon le calendrier prévu, il devrait déclarer l’indépendance le mercredi 4 octobre. “L’État espagnol, la honte de l’Europe, devra répondre de cette violence devant les tribunaux internationaux”, a menacé dans la soirée Jordi Turull, le porte-parole du gouvernement autonome catalan.
Le président de la région a affirmé un peu plus tard que la Catalogne avait désormais “gagné le droit d’être un État indépendant, sous la forme d’une république” et que “la porte est ouverte pour une déclaration unilatérale d’indépendance”.
Comme beaucoup le supposaient, le 1er octobre n’est pas la fin d’un processus, mais le début de nouveaux problèmes.

L'ARROGANCE DE LA FRANCE






Les patois sont les derniers débris des innombrables dialectes qui constituaient la langue parlée dans l'ancienne France. C'est par ces restes, tout informes et défigurés qu'ils soient, que l'on peut acquérir encore une certaine connaissance des intonations et de l'accent qui caractérisaient ce vieux et pittoresque langage.
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JE REPONDS A L'ARROGANCE DES Fançais et Surtout
aux  trou du cul de Parisiens , que au niveau mondial le Français est aussi un PATOIS.

 Le calcul de ceux qui disent parler au nom de la constitution (LA FRANCE INDIVISIBLE) NON vous la divisez par votre arrogance le non respect des Langues.
La SUISSE n'a pas de problème et elle a plusieurs langues sur son territoire ça s'appelle la Démocratie ,le respect des droits de l'homme.
OUI ON PEUT COMPRENDRE LES CATALANS, EN ESPAGNE IL Y A LES MÊMES PROBLEMES DU MEPRIS de la part de MADRID envers les CATALANS.

Le YOKEL , le redneck , le cracker , le Billy de la colline ,le Plouc , Le Péquenaud de l'OCCITANIE
TE SALUT BIEN LE PLOUC Français

Top 10 des clés utiles pour comprendre la situation en Catalogne

Top 10 des clés utiles pour comprendre la situation en Catalogne
thomasg
Par thomasg
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OK. 844 blessés lors d’un vote, en Europe et même dans l’Union européenne. Et des gens blessés par la police. Pas protégés par la police. Les images sont choquantes. Ultra-choquantes, même. Mais c’est que la question de l’indépendance catalane est vraiment, vraiment très complexe, entre motifs identitaires et économiques d’une part et héritage centraliste du parti au pouvoir à Madrid de l’autre, le tout sur fond de crise de l’emploi. Essayons d’y voir plus clair.

1. Le catalanisme a des origines anciennes

Il existe des courants catalanistes depuis que l’Espagne est espagne, mais leur traduction politique a réellement commencé au début du XX° siècle. Par la suite, sous Franco, le pouvoir central veillait à mater les disparités régionales de l’Espagne, avec notamment une politique de mutation des fonctionnaires vers des régions dont ils n’étaient pas originaires afin d’affaiblir les langues régionales et les velléités indépendantes. A la chute du franquisme, les quelques grèves d’ouvriers inspirées par l’idée catalaniste commencèrent à devenir légion et l’idée catalaniste se libéra. La transition démocratique espagnole éteignit quelque temps cette dynamique avant qu’elle ne revienne en force dans l’opinion depuis une dizaine d’années.

2. Le catalanisme est un mouvement trans-partisan

Le catalanisme est un mouvement qui ne s’accorde pas aux catégories droite-gauche habituelles. Ses racines sont d’abord issues de la gauche et cette réalité s’est renforcée dans l’opposition muette à Franco. Pourtant, la situation économique de la région, très en avance par rapport au reste de l’Espagne, explique aussi une partie de la revendication séparatiste, sur des bases de préservation des ressources pour soi, une idée plutôt de droite. Les indépendantistes sont donc issus pour certains de la gauche et pour d’autres de la droite.

3. Des enjeux économiques très forts

C’est qu’au-delà de la question identitaire (la langue, l’idée de nation), le conflit politique opposant la Catalogne au pouvoir central a de nombreuses implications économiques. La Catalogne accueille 18 millions de touristes chaque année et présente le PIB le plus important et le plus stable du pays. Dans un pays dévasté par le chômage, la Catalogne affiche des taux d’emploi très hauts. De plus, elle fournit aux pays une grande partie de sa production agricole et accueille de nombreux sièges d’entreprise. Résultat : la sortie de la Catalogne du pays créerait un bordel pas possible en Espagne.

4. Une plus grande autonomie votée, puis annuléé

En 2005, le Parlement catalan a approuvé un texte issu de deux ans de négociation avec Madrid, lequel prévoyait de nouveaux statuts d’autonomie et la référence à l’existence d’une nation catalane. Sauf qu’en 1010, le tribunal constitutionnel espagnol a invalidé 14 articles de ce texte, dont ceux octroyant plus de pouvoir à la Generalitat catalane (le pouvoir régional) et toute mention à la nation catalane. Or, le tribunal avait été saisi par le Partido Popular de Rajoy. En réaction, une gigantesque manifestation a eu lieu et le discours des indépendantiste s’est durci. Dans la foulée, les indépendantistes accèdent au pouvoir en Catalogne, sous la houlette d’Arthur Mas.

5. Un premier référendum a eu lieu en 2014

Mais ses conditions d’organisation étaient moindres. Deux millions de personnes y ont participé, pour un résultat plébiscitant l’indépendance à 80%. Mais ces deux millions de personnes ne représentaient que 32% du corps électoral, et Madrid n’a rien voulu savoir. S’en est suivi une période de très grand froid entre la Catalogne et le pouvoir central et la condamnation d’Arthur Mas par un tribunal en 2017 pour l’organisation illégale dudit référendum.

   6. Les indépendantistes sont majoritaires depuis 2015 en Catalogne
Les élections de 2015 ont porté la coalition indépendantiste menée par Artur Mas au pouvoir sans lui octroyer de majorité absolue. Mais les autres partis sont trop faibles pour réellement peser. Mas doit cependant se retirer au profit d’un autre indépendantiste plus marqué à gauche, Carles Puigdemont. A la suite de cette élection et en conformité avec ses promesses électorales, le président de la généralité a annoncé la tenue d’un référendum sur l’indépendance, les élections de 2015 n’ayant pas permis de statuer avec certitude sur la volonté de la population de la région.

7. Le référendum a été interdit par le gouvernement espagnol

Ce référendum a été organisé sur décision de la région prise le 6 septembre. Depuis 2015, le dialogue était plus ou moins rompu entre Barcelone et Madrid. Estimant que la question de l’autodétermination d’un peuple doit être décidée par le peuple lui-même, les Catalans ont donc organisé un référendum local, ce qui va à l’encontre de la constitution espagnole, laquelle ne reconnaît pas l’existence de nations. Pour surseoir à l’interdiction, la Catalogne inaugure un « régime juridique exceptionnel », manière de dire qu’elle ne prendra pas en compte les décisions de justice éventuelles qui viendraient interdire le vote. Mais Madrid ne l’entend pas de cette oreille.

8. Le gouvernement espagnol a mis en place un attirail de répression très puissante

Arrestation de maires ayant annoncé qu’ils organiseraient le référendum, destruction de matériel électoral, mise sous scellés de bureaux de vote : l’ambiance était donnée, mais la Generalitat a tout de même souhaité maintenir le vote. Résultat, tous les blessés que l’on a vu et les scènes d’une rare violence dans les rues de Barcelone ou de Valence. Ou comment radicaliser une partie des indépendantistes, jusqu’alors totalement pacifiques, et faire basculer dans l’indépendantisme une partie des indécis.

9. La situation est désormais totalement ingérable

Avec 45% de participation et un résultat favorable à 90% à l’indépendance annoncé par la Generalitat, on ne peut pas clairement affirmer que l’idée indépendantiste est majoritaire en Catalogne, mais on peut le supposer. En niant tout simplement l’existence du référendum, Rajoy est passé pour un fou aux yeux des Espagnols et de toute l’Union européenne et sa position apparaît très fragilisée. Pour autant, aucun dialogue ne semble possible entre la Catalogne et le gouvernement central, malgré les exhortations des partenaires européens.

10. L'enjeu européen

Car contrairement à ce qu’affirment les ministres espagnols, une indépendance catalane ne signifierait pas nécessairement la sortie de la région de l’Union européenne – l’exemple de la réunification de l’Allemagne est parlant, en ce sens. Bruxelles est mal à l’aise avec la question, au nom de la non-intervention dans la politique intérieure des Etats – une ligne partagée aujourd’hui notamment par la France. Mais la Catalogne compte aussi des alliés, notamment en Ecosse ou en Irlande et les scènes de violence de dimanche ont en tous les cas marqué les esprits : la plupart des dirigeants européens ont appelé au calme et au dialogue. On sait qu’en général les appels ne servent à rien.
C’est la cata, la Catalogne.
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Le catalanisme a des origines anciennes
ils ont combattu au coté des Occitans contre l'invasion Française en 1209 , période  de massacre par l'inquisition ,(religieuse et militaire de France du nord.)

Dans sept cents ans, le laurier reverdira

 je suis né a Perpignan, et mon nom de famaille est " Alet "je me sent quand même impliqué par ce laurier qui refleuriras.
et tout le monde auras beau me dire que je dois pas m'en mélé, ils ne pourrons pas me déraciner.
_

http://inquisition-genocide.centerblog.net/_
                                         L'INQUISITION_______________











Le contexte


La civilisation occitane

Au XIIe siècle, le sud-ouest de la France est une région bien différente de celle du nord de la Loire. On y parle une langue distincte (langue d'oc et non d'oïl) et une civilisation brillante et raffinée s'y épanouit. Se déplaçant de château en château, les troubadours, poètes et musiciens, chantent l'amour, mais aussi l'honneur et la négation du droit du plus fort. Ces idées et ces valeurs sont très présentes dans une région où les gens cultivés, surtout dans les villes, ont gardé vivants les souvenirs de la civilisation romaine. Des règles, des lois et des codes limitent le pouvoir des grands et régissent les rapports qui les unissent à leurs vassaux et à leurs sujets. Tandis qu'en Île de France, le roi se bat à cheval et s'impose de diverses manières à ses vassaux récalcitrants, dans les villes du Midi languedocien et aquitain, les habitants élisent des consuls ou des capitouls qui gouvernent et parlent d'égal à égal avec les seigneurs dont ils dépendent. Plus libres, les villes du Midi sont aussi les plus accueillantes aux idées étrangères : leur importante activité commerciale (Toulouse est la troisième ville d'Europe) les met en relation avec de nombreux pays. Les commerçants qui y échangent des denrées et des biens, y puisent des idées qu'ils propagent ensuite vers l'Occitanie.

Catalanes independentistas inundan las calles de Barcelona


THE WASHINGTON POST

    El 'Washington Post' señala la "sorprendente lección" que el mundo debe aprender de Cataluña                                                          
The ultimate test of political maturity is resolving conflicts without violence. Spain failed that test.
Ironically, polls ahead of the referendum and previous votes showed most Catalans did not favor independence. A July poll showed 41 percent in favor, 49 percent opposed.  Most did support their right to vote on the issue.
Spain should have highlighted the ways Catalonia benefits from being part of Spain — and it still should. It should also discuss ways to address the region’s grievances.

The referendum, incidentally, produced the expected landslide “Yes” for independence. But the turnout was well below 50 percent, so most Catalans have not given their support.
For his part, Catalan regional president Carles Puigdemont says he’s not looking for a traumatic exit and is now calling for international mediation.
He seems to be offering Madrid a chance to correct its mistake. The world should keep watching and learning from Spain’s grievous error.                

mercredi 4 octobre 2017

La Plaça Major de Vic mai havia estat tant plena!! We❤️Democracy




La Plaça Major de Vic mai havia estat tant plena!! We❤️Democracy

 
 FRANQUISTE,PHALANGISTE,NAZIS LE VERITABLE VISAGE DES GROUPES QUI SONT DERRIERE LES MANIFESTATIONS CONTRE L'INDEPENDANCE DE LA CATALOGNE

Directo: Manifestación 11-S, la Diada del Sí, en Barcelona


HOPITAL CATALAN

                                           


                                                                             
Aucun texte alternatif disponible.
                                                                                
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Joan Antoni Diaz

                                                               
Aucun texte alternatif disponible.

                                                                                         
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mardi 3 octobre 2017

L'indépendance de la Catalogne proclamée





 

 700 000 personnes ont manifesté contre les violences de la police espagnole dimanche, lors du référendum

Le roi d'Espagne Felipe VI a dénoncé le gouvernement catalan alors que celui-ci s'apprête à déclarer l'indépendance de la Catalogne d'ici la fin de la semaine.
franceinter.fr

Top 10 des clés utiles pour comprendre la situation en Catalogne

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thomasg
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OK. 844 blessés lors d’un vote, en Europe et même dans l’Union européenne. Et des gens blessés par la police. Pas protégés par la police. Les images sont choquantes. Ultra-choquantes, même. Mais c’est que la question de l’indépendance catalane est vraiment, vraiment très complexe, entre motifs identitaires et économiques d’une part et héritage centraliste du parti au pouvoir à Madrid de l’autre, le tout sur fond de crise de l’emploi. Essayons d’y voir plus clair.

1. Le catalanisme a des origines anciennes

Il existe des courants catalanistes depuis que l’Espagne est espagne, mais leur traduction politique a réellement commencé au début du XX° siècle. Par la suite, sous Franco, le pouvoir central veillait à mater les disparités régionales de l’Espagne, avec notamment une politique de mutation des fonctionnaires vers des régions dont ils n’étaient pas originaires afin d’affaiblir les langues régionales et les velléités indépendantes. A la chute du franquisme, les quelques grèves d’ouvriers inspirées par l’idée catalaniste commencèrent à devenir légion et l’idée catalaniste se libéra. La transition démocratique espagnole éteignit quelque temps cette dynamique avant qu’elle ne revienne en force dans l’opinion depuis une dizaine d’années.

2. Le catalanisme est un mouvement trans-partisan

Le catalanisme est un mouvement qui ne s’accorde pas aux catégories droite-gauche habituelles. Ses racines sont d’abord issues de la gauche et cette réalité s’est renforcée dans l’opposition muette à Franco. Pourtant, la situation économique de la région, très en avance par rapport au reste de l’Espagne, explique aussi une partie de la revendication séparatiste, sur des bases de préservation des ressources pour soi, une idée plutôt de droite. Les indépendantistes sont donc issus pour certains de la gauche et pour d’autres de la droite.

3. Des enjeux économiques très forts

C’est qu’au-delà de la question identitaire (la langue, l’idée de nation), le conflit politique opposant la Catalogne au pouvoir central a de nombreuses implications économiques. La Catalogne accueille 18 millions de touristes chaque année et présente le PIB le plus important et le plus stable du pays. Dans un pays dévasté par le chômage, la Catalogne affiche des taux d’emploi très hauts. De plus, elle fournit aux pays une grande partie de sa production agricole et accueille de nombreux sièges d’entreprise. Résultat : la sortie de la Catalogne du pays créerait un bordel pas possible en Espagne.

4. Une plus grande autonomie votée, puis annuléé

En 2005, le Parlement catalan a approuvé un texte issu de deux ans de négociation avec Madrid, lequel prévoyait de nouveaux statuts d’autonomie et la référence à l’existence d’une nation catalane. Sauf qu’en 1010, le tribunal constitutionnel espagnol a invalidé 14 articles de ce texte, dont ceux octroyant plus de pouvoir à la Generalitat catalane (le pouvoir régional) et toute mention à la nation catalane. Or, le tribunal avait été saisi par le Partido Popular de Rajoy. En réaction, une gigantesque manifestation a eu lieu et le discours des indépendantiste s’est durci. Dans la foulée, les indépendantistes accèdent au pouvoir en Catalogne, sous la houlette d’Arthur Mas.

5. Un premier référendum a eu lieu en 2014

Mais ses conditions d’organisation étaient moindres. Deux millions de personnes y ont participé, pour un résultat plébiscitant l’indépendance à 80%. Mais ces deux millions de personnes ne représentaient que 32% du corps électoral, et Madrid n’a rien voulu savoir. S’en est suivi une période de très grand froid entre la Catalogne et le pouvoir central et la condamnation d’Arthur Mas par un tribunal en 2017 pour l’organisation illégale dudit référendum.

   6. Les indépendantistes sont majoritaires depuis 2015 en Catalogne
Les élections de 2015 ont porté la coalition indépendantiste menée par Artur Mas au pouvoir sans lui octroyer de majorité absolue. Mais les autres partis sont trop faibles pour réellement peser. Mas doit cependant se retirer au profit d’un autre indépendantiste plus marqué à gauche, Carles Puigdemont. A la suite de cette élection et en conformité avec ses promesses électorales, le président de la généralité a annoncé la tenue d’un référendum sur l’indépendance, les élections de 2015 n’ayant pas permis de statuer avec certitude sur la volonté de la population de la région.

7. Le référendum a été interdit par le gouvernement espagnol

Ce référendum a été organisé sur décision de la région prise le 6 septembre. Depuis 2015, le dialogue était plus ou moins rompu entre Barcelone et Madrid. Estimant que la question de l’autodétermination d’un peuple doit être décidée par le peuple lui-même, les Catalans ont donc organisé un référendum local, ce qui va à l’encontre de la constitution espagnole, laquelle ne reconnaît pas l’existence de nations. Pour surseoir à l’interdiction, la Catalogne inaugure un « régime juridique exceptionnel », manière de dire qu’elle ne prendra pas en compte les décisions de justice éventuelles qui viendraient interdire le vote. Mais Madrid ne l’entend pas de cette oreille.

8. Le gouvernement espagnol a mis en place un attirail de répression très puissante

Arrestation de maires ayant annoncé qu’ils organiseraient le référendum, destruction de matériel électoral, mise sous scellés de bureaux de vote : l’ambiance était donnée, mais la Generalitat a tout de même souhaité maintenir le vote. Résultat, tous les blessés que l’on a vu et les scènes d’une rare violence dans les rues de Barcelone ou de Valence. Ou comment radicaliser une partie des indépendantistes, jusqu’alors totalement pacifiques, et faire basculer dans l’indépendantisme une partie des indécis.

9. La situation est désormais totalement ingérable

Avec 45% de participation et un résultat favorable à 90% à l’indépendance annoncé par la Generalitat, on ne peut pas clairement affirmer que l’idée indépendantiste est majoritaire en Catalogne, mais on peut le supposer. En niant tout simplement l’existence du référendum, Rajoy est passé pour un fou aux yeux des Espagnols et de toute l’Union européenne et sa position apparaît très fragilisée. Pour autant, aucun dialogue ne semble possible entre la Catalogne et le gouvernement central, malgré les exhortations des partenaires européens.

10. L'enjeu européen

Car contrairement à ce qu’affirment les ministres espagnols, une indépendance catalane ne signifierait pas nécessairement la sortie de la région de l’Union européenne – l’exemple de la réunification de l’Allemagne est parlant, en ce sens. Bruxelles est mal à l’aise avec la question, au nom de la non-intervention dans la politique intérieure des Etats – une ligne partagée aujourd’hui notamment par la France. Mais la Catalogne compte aussi des alliés, notamment en Ecosse ou en Irlande et les scènes de violence de dimanche ont en tous les cas marqué les esprits : la plupart des dirigeants européens ont appelé au calme et au dialogue. On sait qu’en général les appels ne servent à rien.
C’est la cata, la Catalogne.
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Le catalanisme a des origines anciennes
ils ont combattu au coté des Occitans contre l'invasion Française en 1209 , période  de massacre par l'inquisition ,(religieuse et militaire de France du nord.)

Dans sept cents ans, le laurier reverdira

 je suis né a Perpignan, et mon nom de famaille est " Alet "je me sent quand même impliqué par ce laurier qui refleuriras.
et tout le monde auras beau me dire que je dois pas m'en mélé, ils ne pourrons pas me déraciner.
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http://inquisition-genocide.centerblog.net/_
                                         L'INQUISITION_______________











Le contexte


La civilisation occitane

Au XIIe siècle, le sud-ouest de la France est une région bien différente de celle du nord de la Loire. On y parle une langue distincte (langue d'oc et non d'oïl) et une civilisation brillante et raffinée s'y épanouit. Se déplaçant de château en château, les troubadours, poètes et musiciens, chantent l'amour, mais aussi l'honneur et la négation du droit du plus fort. Ces idées et ces valeurs sont très présentes dans une région où les gens cultivés, surtout dans les villes, ont gardé vivants les souvenirs de la civilisation romaine. Des règles, des lois et des codes limitent le pouvoir des grands et régissent les rapports qui les unissent à leurs vassaux et à leurs sujets. Tandis qu'en Île de France, le roi se bat à cheval et s'impose de diverses manières à ses vassaux récalcitrants, dans les villes du Midi languedocien et aquitain, les habitants élisent des consuls ou des capitouls qui gouvernent et parlent d'égal à égal avec les seigneurs dont ils dépendent. Plus libres, les villes du Midi sont aussi les plus accueillantes aux idées étrangères : leur importante activité commerciale (Toulouse est la troisième ville d'Europe) les met en relation avec de nombreux pays. Les commerçants qui y échangent des denrées et des biens, y puisent des idées qu'ils propagent ensuite vers l'Occitanie.